top of page
Ecole de Design Graphique à Paris

2984 — L’IA au service d’une vision éditoriale forte

  • Photo du rédacteur: Ophélie Vigani
    Ophélie Vigani
  • il y a 9 minutes
  • 2 min de lecture

Dans le cadre d’un projet éditorial, les étudiants de 1984 School of design ont été envoyés en 2984 par la NASA, chargés d’observer l’état de la planète et de revenir à notre époque pour en produire un rapport. L’exercice était simple en apparence : imaginer le monde mille ans plus tard. Mais derrière cette fiction se jouait un véritable apprentissage de la direction artistique à l’ère de l’intelligence artificielle.

Chaque étudiant devait concevoir une édition complète : textes et images générés avec l’IA, puis mise en page réalisée sur Adobe InDesign. La contrainte n’était pas technique. Elle était conceptuelle. Il fallait tenir une direction artistique claire, maintenir une cohérence visuelle et narrative, et faire en sorte que l’ensemble fonctionne comme un véritable rapport de mission.


Le projet de Aneshka :



Le projet de Louis :



Très vite, les étudiants ont compris que générer une image ne suffit pas. L’IA propose, multiplie les variations, extrapole. Mais elle ne décide pas. Elle n’a ni intention ni goût. Pour obtenir une série d’images cohérentes, il fallait apprendre à écrire, affiner et répéter les prompts, refuser certaines propositions, corriger les dérives esthétiques et maintenir une ligne constante. L’outil devenait un partenaire d’exploration, mais jamais le pilote.

Le projet de Aurane :


Certains ont imaginé une planète régénérée où la nature reprend ses droits. D’autres ont décrit un monde technologiquement avancé mais écologiquement fragile. D’autres encore ont opté pour une approche quasi scientifique, froide et factuelle. Dans chaque cas, le défi était de faire dialoguer texte et image pour construire un récit crédible, capable de traverser les pages sans se diluer. La mise en page sur Adobe InDesign a marqué un retour décisif au contrôle humain. Hiérarchie, rythme, respiration, tension visuelle : autant d’éléments que l’IA ne structure pas d’elle-même. Le designer recompose, sélectionne, agence. Il transforme une accumulation de contenus générés en une véritable édition.

Le projet de Polina :


Ce projet a surtout révélé une chose : l’intelligence artificielle est un outil d’une puissance remarquable, à condition d’être dirigée. Elle amplifie une vision, mais ne la crée pas. Elle accélère un processus, mais ne le structure pas. La valeur ne réside pas dans la génération brute, mais dans la capacité à tenir un cap, à filtrer, à orchestrer et à maintenir une cohérence globale.


Le projet de Sonia :



Le projet de Roman :


Autrement dit, la force ne se trouve pas dans le flux génératif, mais dans la main qui le conduit. L’IA devient réellement puissante lorsque le directeur artistique maîtrise le processus de bout en bout, impose une intention claire et garde la responsabilité du récit. Ce n’est pas la technologie qui signe le projet. C’est la direction. Chez 1984 School of Design, nous ne formons pas les étudiants à suivre les outils, mais à les diriger. L’intelligence artificielle fait désormais partie du paysage créatif ; l’enjeu n’est donc pas de l’éviter, mais d’apprendre à l’utiliser avec discernement, exigence et vision. Nous accompagnons nos étudiants pour qu’ils développent une pensée critique, une direction artistique solide et une véritable capacité à maîtriser le flux technologique plutôt qu’à le subir. L’IA devient alors un levier, jamais un substitut.



bottom of page